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La perception colorée [2] est conditionnée par les
longueurs d'ondes que réfléchissent les objets, ce qui implique le
fonctionnement du système photopique (système de vision du jour qui
dépend des cônes, à opposer au système scopique qui convient à
un faible éclairage et qui dépend des bâtonnets11.
Les trois types de cônes fournissent les composantes primaires
(rouge, vert et bleu) et la couleur est obtenue par synthèse
additive (les luminances s'ajoutent).
Si nos cônes manquent ou sont endommagés, on peut être victime de
troubles de la perception des couleurs (voir section
5.1, page pageref).
Et puisque certaines tribus affricaines n'auraient que très peu de
noms pour distinguer les couleurs, on peut se demander si leur
système visuel est indentique ou si il s'agit simplement d'un
aspect culturel.
La classification des couleurs nous apparaît donc comme un problème
très complexe.
Nous avons vu que les contours nous permettent de reconnaître les formes (voir section 1.1.1, page pageref). Mais comment ces contours sont-ils construits ? Et bien justement par différence de couleur (à la lumière ou d'intensité lumineuse dans l'obscurité). C'est la frontière entre deux couleurs qui indique la présence d'un contour (niveau perceptif). De plus, certains contours sont mis en évidence par notre vision stéréoscopique (niveau cognitif).
Le mouvement nait de la cohérence des positions successives d'un
objet [9].
Si un objet apparaît à des emplacements aléatoires dans l'espace,
l'observateur ne pourra pas identifier un mouvement précis.
Reconnaître un mouvement, c'est en fait reconnaître une forme
dans le temps, on parle alors de trajectoire.
Cela implique la mémorisation des emplacements précédents et la
reconnaissance de l'objet à chaque position.
Lorsqu'on dit qu'un objet tourne en rond, on a reconnu que sa trajectoire formait un cercle. Il convient alors de se demander si on reconnaît une trajectoire comme on reconnaît une forme dans une scène. Dans ce dernier cas on identifie des contours physiques, mais dans le temps on identifie une forme abstraite par représentations mentales successives. Les représentations finales (cercle ou carré par exemple) peuvent être semblables mais la perception ne se situe pas au même niveau : on perçoit une forme au niveau perceptif mais la perception d'une trajectoire nécessite le passage au niveau cognitif.
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