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Comme nous venons de le voir, un daltonien au vert aura des difficultés plus ou moins importantes
à voir la couleur verte. Ansi, il pourra juger de même couleur un vert et un gris. Même si le vert
fait partie de sa culture (on lui aura appris à l'école que l'herbe et les feuilles sont vertes),
il ne pourra pas faire la différence entre des couleurs vertes et d'autres couleurs. Il n'a donc
pas les capacités physiques lui permettant de distinguer certaines couleurs.
De même, le daltonien au vert pourra ne pas reconnaître une couleur verte comme étant verte. Si le vert n'est pas mélangé avec d'autres couleurs, il aura de grandes difficultés à lui donner un nom et il le qualifiera le plus souvent de gris. Si le vert est mélangé avec une autre couleur, il donnera dans la majorité des cas le nom de l'autre couleur. Il n'a donc pas les capacités physiques lui permettant de reconnaître certaines couleurs.
Tout d'abord, un daltonien peut être plus facilement sujet à des illusions visuelles au niveau des
couleurs. En effet, conscient de son handicap, un daltonien fait appel à sa culture pour
identifier des couleurs. Cela peut parfois l'amener à imaginer un rouge sur une image en
noir et blanc. Dans ce cas, le daltonien est victime de sa culture. Aussi, comme il ne verra pas
la même beauté d'un paysage, un daltonien ne verra pas l'art de la même façon. Il ne pourra pas
comprendre les jeux de couleur d'un tableau puisqu'il ne voit pas les mêmes couleurs que le
peintre. Ceci est particulièrement handicapant pour des tableaux construits principalement sur des
jeux de couleur comme c'est le cas dans le style impressionniste. Enfin, il semblerait que les
daltoniens n'aient pas une mémoire des couleurs aussi performante que les non-daltoniens.
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