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Nos références culturelles font en sorte que chacun perçoive13 le monde différemment. Mais certains individus souffrent de pathologies qui bouleversent leurs perceptions visuelles et qui de ce fait, leur imposent un monde d'autant plus différent. Il existe un grand nombre de troubles de la perception visuelle [32] (myopie, presbytie, etc.), mais nous allons focaliser notre attention sur deux troubles particulièrement intéressants : le daltonisme et la cécité. Comment se déroulent alors les processus de reconnaissance et de différenciation ? Nous allons voir que l'incidence des pathologies qui touchent la vision et qui conditionnent donc les perceptions conduit le plus souvent à un comportement particulier et des repères socio-culturels différents.
Cette section sur le daltonisme est principalement basée sur une enquète qui a été menée à l'occasion de ce mémoire (voir Annexe A, page pageref). Les résultats portent sur une population très limitée et leur utilisation se fera en employant le mode conditionnel s'ils n'ont pas été vérifié dans d'autres travaux.
La daltonisme est un trouble de la perception des couleurs (une dyschromatopsie ou
anomalie de la vision colorée) qui fut étudié pour la première fois par le physicien et chimiste
anglais John DALTON en 1794. Les daltoniens, qui sont aussi appelés dichromates,
ne peuvent généralement percevoir correctement que deux couleurs parmi les trois primaires, le
rouge, le vert et le bleu. Ceci est dû à une déficience des pigments des cônes (voir section
1.2, page pageref) récepteurs de la couleur verte ou de la couleur rouge
(les daltoniens au bleu sont extrêmement rares). Cette déficience est héréditaire, elle est due a
un gène récessif situé sur le chromosome X. Pour qu'une femme soit daltonienne, il faut par
conséquent que ses deux chromosomes X portent le gène. Ceci explique le faible taux de daltonisme
chez les femmes : 0,4 % contre 8 % chez les hommes.
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